Herpès labial : tout ce que vous devez savoir

6 mai 2017

L’herpès labial, vous connaissez ? On le nomme souvent bouton de fièvre ou feu sauvage. Il apparait quand le virus simplex de type 1 (HSV1) décide de sortir de sa tanière après un long moment d’inactivité, endormi dans un coin de l’organisme.

A son réveil, des vésicules herpétiques se développent et s’installent sur les lèvres ou aux alentours. Voilà pourquoi on le qualifie d’herpès labial.

Quels sont les symptômes ? Comment se soigner ? Est-ce contagieux ? Dans cet article, nous détaillons les différentes caractéristiques de la pathologie pour vous aider à mieux la comprendre.

Caractéristiques d’un herpès labial

L’herpès labial prend l’apparence d’un bouton formé d’une grappe de vésicules renfermant un liquide infectieux chargé de virus contaminants. Il se manifeste dans des circonstances précises : un choc émotionnel, un grand épuisement, un fort stress, une exposition prolongée au soleil ou au froid, un dérèglement hormonal ponctuel, une grippe saisonnière…

Les causes de la survenue d’un herpès labial sont multiples. Elles varient aussi en fonction du degré de sensibilité de l’individu porteur du virus. Car tout le monde ne réagit pas de façon identique face à cet agent pathogène indélicat. Même si une grande partie de la population humaine héberge le virus, certaines personnes ont la chance de ne jamais développer les symptômes assez répugnants de la pathologie. Alors que d’autres sont davantage sujettes à des herpès à répétition.

C’est souvent pendant l’enfance que la première infection se produit. On parle de primo-infection. Elle passe en général inaperçue. Le virus pénètre dans l’organisme, s’installe sans faire de bruit et se réveille parfois des années plus tard. Le moment venu, il se réplique massivement en formant un herpès labial. Le virus est alors prédisposé à contaminer un autre individu. S’il y parvient, il s’installe dans l’organisme du nouvel hôte et réactive ultérieurement son cycle de développement.

Une affection bénigne

Aussi désagréable soit-il à subir, un herpès labial n’est pour autant pas dangereux. Il disparait naturellement. Son évolution a une durée de quelques jours. Tout d’abord, les vésicules se rompent après incubation du virus en laissant s’écouler un liquide jaunâtre hautement contaminant. Puis une croute se forme à la surface des lésions. Elle sèche ensuite et tombe sans laisser de cicatrice.

A la suite de cet épisode herpétique, le virus se rendort et ne fait plus parler de lui jusqu’à la prochaine crise. Car en effet, cette maladie virale a la particularité de ressurgir spontanément de façon récurrente chez certaines personnes. Fort heureusement, pour limiter ce désagrément, des thérapeutiques médicales assurent un contrôle efficace des récidives en maintenant le virus endormi.

Herpès labial et contagion

Parce que l’herpès labial est causé par un virus, il est particulièrement contagieux. La transmission de la maladie se produit par contact direct avec la peau infectée soit lors d’un baiser, soit lors d’un rapport intime. Et si l’on y prend garde, on peut même contaminer une autre partie de son corps simplement en touchant son propre herpès labial avec les doigts. C’est ce qu’on appelle l’auto-contamination.

En l’absence de précaution, il existe un risque de développer un herpès oculaire en se frottant les yeux par exemple. Le lavage régulier des mains avec du savon s’avère donc capital pour écarter cette éventualité. Retenez également qu’un herpès labial est contagieux dès l’apparition du premier symptôme jusqu’à la formation des croutes. Il vaut mieux éviter le contact avec un enfant, une femme enceinte ou un nouveau-né pendant ce laps de temps.

Traitement d’un herpès labial

Le traitement d’un herpès labial s’opère à l’aide de produits pharmaceutiques ou naturels accessibles sans ordonnance (crème, pommade, patch, huile essentielle, homéopathie…). Ils soulagent les symptômes cutanés (démangeaison, sensation de brûlure…), accélèrent la cicatrisation et le processus de guérison. Pour traiter efficacement l’herpès et guérir plus rapidement, il est important de se soigner dès les premiers signes : échauffement cutané, picotements…

Utilisés en prévention, certains de ces médicaments réduisent la fréquence des épisodes récidivants. Notons également qu’un traitement par voie orale à base d’antiviraux disponible sur ordonnance (aciclovir, valaciclovir) donne souvent de meilleurs résultats qu’un traitement local.

En revanche, tous ces remèdes restent totalement inefficaces pour éradiquer l’agent pathogène herpétique de l’organisme. Et à ce jour, aucun vaccin n’a été trouvé pour lutter contre le virus de l’herpès…