Tout comme l’herpès génital, la blennorragie, également appelée gonorrhée ou « chaude-pisse », fait partie des infections sexuellement transmissible (IST) les plus répandues à travers le monde.

Si les modes de contamination sont similaires entre les deux maladies, les symptômes sont en revanche très différents. Les agents infectieux ne sont pas non plus les-mêmes.

Bactérie ou virus ?

La blennorragie et l’herpès génital se transmettent lors d’un rapport sexuel par contact direct avec les muqueuses du partenaire porteur de l’élément pathogène.

Dans le cas de la gonorrhée, l’infection est causée par une bactérie, la Neisseria gonorrhoeae. Pour l’herpès génital, c’est un virus, l’Herpes simplex de type 2 (HSV-2), qui est responsable de la maladie.

Les symptômes

Les symptômes de l’herpès génital n’ont rien de commun avec ceux de la blennorragie. Une poussée herpétique provoque des signes visibles au niveau génital avec la formation de vésicules caractéristiques. Les manifestations de l’infection sont communes chez l’homme et la femme.

Les symptômes de la gonorrhée sont moins évidents. Ils varient également en fonction du sexe. Chez l’homme, le malade ressent un besoin fréquent d’uriner. Les mictions sont douloureuses. On observe un écoulement anormal au niveau du pénis ainsi qu’une inflammation des yeux. Parfois, la gonorrhée se manifeste aussi par un mal de gorge, des démangeaisons et des douleurs testiculaires.

Chez la femme, les signes de l’infection passent souvent inaperçus. Les symptômes comprennent notamment une inflammation des parties génitales, des pertes vaginales en dehors des règles, des mictions douloureuses, des nausées et de la fièvre.

Les traitements

L’herpès génital se traite avec des antiviraux alors que la blennorragie se soigne avec des antibiotiques. Dans les deux cas, la prescription médicale peut s’accompagner d’un traitement local avec l’application d’une crème.

Pour l’herpès, l’éradication définitive du virus est impossible. L’agent pathogène reste à vie dans l’organisme. Les traitements employés consistent surtout à limiter les symptômes gênants.

Pour la blennorragie, la guérison est totale avec un traitement adapté. Les antibiotiques sont administrés au patient par injection intramusculaire en une seule fois ou par voie buccale. La prise en charge du partenaire est toutefois nécessaire pour éviter la réinfection.

A noter que la prévention de ces deux pathologies repose essentiellement sur l’usage du préservatif lors des rapports sexuels.