Parce qu’il n’existe aucun vaccin contre l’herpès labial et génital, le virus continue d’empoisonner l’existence quotidienne de millions de personnes à travers le monde. Certes, les symptômes de la maladie se traitent aisément. Et l’on sait contenir le développement du virus en utilisant des molécules qui ont le pouvoir de limiter sa réplication : aciclovir, valaciclovir, famciclovir…

La mise au point d’un vaccin contre l’herpès est une promesse qui reste vaine aujourd’hui encore. Pourtant, les effets d’annonces sont fréquents avec à chaque fois une lueur d’espoir qui renaît. Malheureusement, les échecs se succèdent inlassablement.

Cela fait des décennies que les laboratoires pharmaceutiques travaillent sur l’élaboration d’un hypothétique vaccin. Sa découverte permettrait de bloquer le virus avant la primo-infection. En clair, un vaccin anti-herpès ne serait bénéfique que pour les personnes non contaminées.

Vaccin et herpès

Un vaccin pour deux souches de virus

Le virus de l’herpès se présente sous deux formes. Le HSV-1 est responsable de l’herpès labial alors que la souche HSV-2 provoque l’herpès génital.

Présent à vie dans l’organisme après une première contamination, le virus de l’herpès de type 1 est le plus répandu. D’ailleurs, nous sommes tous plus où moins porteur du HSV-1. On estime que plus de la moitié de la population mondiale est infectée (environ 70%). La fabrication d’un vaccin contre l’herpès labial ne serait donc profitable qu’à ceux qui ne sont pas encore contaminés.

Concernant l’herpès génital, le virus HSV-2 touche près de 400 millions d’individus sur la planète. La mise au point d’un vaccin contre l’herpès de cette souche profiterait à davantage de monde.

Face à l’herpès , nous ne sommes cependant pas tous égaux. Alors que certaines personnes ne développent jamais les symptômes, d’autres en revanche doivent subir régulièrement les assauts du virus et ses désagréments (bouton de fièvre, lésions cutanées…). De fait, la question de la vaccination se pose surtout pour les personnes à risque.

Intérêt d’un vaccin contre l’herpès

Pour la plupart d’entre nous, le virus de l’herpès n’est pas un problème. Il est facile de s’accommoder des inconvénients temporaires qu’il provoque. En revanche, chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli, il peut occasionner de graves complications. On pense notamment aux patients ayant subi une greffe de moelle osseuse. Un vaccin contre l’herpès a donc un intérêt certain chez les individus les plus exposés aux risques.

Un vaccin contre l'herpès ?

Autre exemple : une personne atteinte d’un herpès génital doit éviter de contaminer son partenaire. Pour cela, elle utilise des médicaments antiviraux afin de réduire le risque de transmission du virus. L’élaboration d’un vaccin contre l’herpès génital permettrait au partenaire de se faire vacciner et de ne pas contracter la maladie.

Par ailleurs, on pourrait imaginer une vaccination systématique des adolescents au moment de la puberté. Ils seraient ainsi protéger contre le virus HSV-2 tout au long de leur vie sexuelle.

Herpès et vaccin : une défense mise à mal

Pourquoi le vaccin contre l’herpès est-il si difficile à mettre au point ? Parce que le virus sait contourner les défenses déployées par le système immunitaire. Il peut donc s’installer à vie dans l’organisme, en se logeant dans les neurones, sans craindre d’être éradiqué.

Pour être efficace, le vaccin contre l’herpès doit être capable de neutraliser le virus au moment de la contamination initiale (primo-infection). Mais l’empêcher de pénétrer dans les cellules est une tâche ardue. En effet, on a découvert que le virus a la capacité de bloquer la production d’anticorps produits par le système immunitaire et dirigés contre lui.

Toutes les tentatives se sont soldées par des échecs. Par conséquent, comme aucun nouveau vaccin contre l’herpès n’est disponible à ce jour dans le commerce, la prévention reste la seule façon de se protéger du virus.

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